Tout le monde connaît Marie-Galante (merci, Laurent) , un peu moins peut être les Saintes et la Désirade, mais personne n’a jamais eu connaissance d’un petit ilet situé au
large de la Désirade et de Marie-Galante appelée Petite Terre.
Et c’est bien dommage.
En effet, quoi de plus paradisiaque que ces 2 petits îlots (Terre de haut et Terre de Bas) de sable blanc et de cocotiers enserrés dans une majestueuse barrière de corail et séparés par un chenal
étroit où batifolent, au milieu des coraux malheureusement morts pour la plupart, toute la faune marine de Guadeloupe.
C’est pourquoi je vais réparer cette erreur en vous contant notre journée de Samedi, premier WE avec nos nouveaux copains.
Pour le petit moment culture, en Guadeloupe, on appelle Terre de Haut, la partie de l’île qui est la première atteinte par les Alizés. (Ex : Gde Terre et Basse-Terre). Rappelons
aussi que la Guadeloupe est composées de cinq îles ou groupements d’îles, à savoir Grande-Terre, Basse-Terre, les Saintes, Marie-Galante et la Désirade.Les autres n’étant que des petits ilets
secondaires (mais très chouette quand même comme vous allez le voir)
Le seul moyen de rejoindre ce paradis étant le bateau, nous avons optés pour 2 pneumatiques de 12m où se sont entassés femmes, matelots, pique-niques et biniousses.
Départ à 7h au bar après un ptit café ou n jus local du patron pour bien démarrer la journée.
Qui aura lieu entre autres avec la famille de Fred, phénomènes plus que sympathiques, la coloc de Cocoyer, celle de Vonges et vos serviteurs Emma et Brice.
Après une légère attente, (on ne t’en veut pas Sophie), on embarque et direction la haute mer.
Enfin pour les autres, parce que nous, on a dû attendre la réparation du moteur par Vévé, le capitaine pour dépasser les 5 nœuds.
Attention à la vague, Pampugne !!
Pas d’inquiétude, c’est les sirènes de Gwada !!
Après une séance oscillant entre le tapecul et les montagnes russes, nous entrons dans le lagon de Petite Terre.
Vue de face
Vue de dos
Vue tout court
Pour l’explication, je crois que les photos suffiront, je ne rajouterais donc pas ma prose habituelle.
Une fois pieds à terre, et bateau au coffre, nous investissons notre nouvel environnement. Les hamacs étant préinstallés, cela s’est fait relativement vite, le temps d’ouvrir les
bières.
On n’est pas bien, là !!
Après 1/2h de glandouille, on enfile nos masques avec Emma et direction la barrière de corail.
En s’approchant, les poissons commencent à se multiplier et leurs couleurs à virer à l’arc-en-ciel. Nous les suivont au milieu de petits canyons de corail où l’on s’amuse à se perdre dans les
trous. Au fond desquels, on a la chance d’apercevoir quelques coraux encore vivants et cela laisse imaginer la splendeur de ces fonds quand tous étaient vivants avant leur destruction par l’homme.
On s’hasarde vers les vagues en furie de la barrière pour se retrouver au milieu d’un cimetière de coraux qui donne l’impression de se retrouver au milieu d’épaves de galions du 16éme siècle de par
leurs formes effilés et leurs empilements symétriques. C’est incroyable de réalisme et ça prend aux tripes.
Après s’être un peu fait ballotter par les vagues, on revient faire joujou avec les poissons puis on retourne sur la plage pour savourer l’odeur des brochettes de poissons cuits au barbecue à
l’ombre des cocotiers.
Merci aux chefs cuistots
Après un bon déjeuner, des barres de rire avec Pampugne , Papa, Maman, Tata et Tonton, l’exploration de la faune de l’île me met en relation avec la famille à Thierry, tous
Bernard.
Et leur pote, l’iguane d’un bon mètre cinquante.
Sont stockos, les escargots ici !!
Au passage, j’ai trouvé juste le bon mouillage pour le cata
Ensuite, on tue le temps entre jonglage, sieste, frisbee, …
L’appel de la mer étant le plus fort, on décide de repartir plonger avec Cam, Gauthier, Benj et Emma où les collègues nous disent avoir vus des tortues.
On se lance plein d’espoir et en 5mn, on est comblés.
Qui voit-t’on au beau milieu du chenal, en train de remonter le courant, une magnifique tortue caouanne d’un diamètre d’environ 1m juste devant nous. On nage comme des fous pour la rattraper, et
l’on se colle autour d’elle.
C’est un instant magique. Pendant qu’on lutte comme des dingues pour tenir la distance, elle avance tranquillement par petits coups de pattes gracieusement donnés. Et nous rappelle bien qu’elle est
dans son élément et pas nous. Elle évolue tranquillement à 5m sous l’eau et quand on veut la caresser en plongeant, elle s’éloigne d’un coup de patte et nous fait galérer 50m pour la rattraper.
Elle fait sa midinette, se laisse admirer mais interdit de toucher.
Puis sa copine arrive. Une plus jeune, plus petite mais plus vive, qui se lasse vite du rythme de son aînée qui repart rapidement. Gauthier essaye de la suivre ce qui la fait doucement rigoler
surtout à contre-courant. En 2 coups de pattes, elle se casse et tchao, la compagnie.
Pendant ce temps, ma mamie me fait un magnifique cadeau. Elle remonte pour respirer ou admirer le ciel (je ne sais pas trop), passe à 15cm de moi,( je n’ose pas bouger de peur de la faire fuir), me
regarde, sort la tête de l’eau et majestueusement, replonge au fond après m’avoir fait rêver comme un gamin.
Tortues caouannes.
Celle du haut ressemble parfaitement à ma copine de Petite Terre !!
Epuisé, je me laisse porter dans l’autre sens par le courant pour rejoindre les autres et qu’elle n’est pas ma surprise et ma joie en les voyant reparti en chasse (ce coup-ci
dans le sens du courant) d’une magnifique raie léopard d’1m50 d’envergure et de 2m50 de long.
L’émerveillement reprend et nous voilà en train d’admirer ce poisson exceptionnel.
La nage de la raie est d’une beauté à couper le souffle. Le seul parallèle que je peux faire tant est gracieuse celle-ci, est le vol de l’aigle royal. Je ne saurais la décrire (je vous souhaite à
tous d’avoir la chance de voir ça un jour).
Raies léopards.
Et voilà ma copine la raie, quoique la mienne était un peu plus grande !!
Le retour sur la terre s’est fait tranquillement en se laissant dériver par le courant jusqu’à la plage.
On a fini la journée en écoutant jouer un très bon guitariste du coin tout en poussant le bateau enlisé et en réparant le moteur sans matériel grâce à un mécano avion, pote du
guitariste.
Vous allez bouger vos fesses, moussaillons de malheur, bachi-bouzouks, boit-sans-soif !!
Vévé, alias le capitaine Haddock.
Le retour s’est fait en admirant le coucher de soleil sur Marie-Galante.
On a rejoint notre barman du matin et après quelques verres, Fred s’est retrouvée marié à Pampugne par son père. Quelle famille !!
La fin de soirée aurait dû se conclure par une grosse teuf sur la plage. Au final, ce sera retour maison et grosse frayeur pour cause d’agression à coups de bâton. Mais tout
s’est arrangé sans gravité depuis.
Gros Bisous à tous
Rêvez bien des tortues ce soir.
A bientôt
Commentaires Récents